Voyages en Inde du Sud

Couleur café.... que j'aime ta couleur café!!!!

En repérage pour Shanti Travel, je pars à la découverte de Yercaud, station perchée à 1 515m d’altitude dans le Tamil Nadu. Cette station des Ghâts occidentaux a été construite par les Britanniques au 18è siècle afin de développer la culture du café. Accessible après une longue série de virages en épingle à l’assaut de la montagne, nous atteignons le sommet et déjà l’atmosphère de la ville se fait sentir. Avec sa vue sur toute la vallée, ses rochers et ses plantations omniprésentes, le dépaysement est au rendez-vous : panoramas époustouflants, temples et leurs nombreux singes, plantations de café et de poivrier, jardins de fleurs et senteurs de parfums…

yercaud

Rendez-vous dans les plantations pour une marche à la fraîche… Le guide qui m’accompagne m’explique ainsi la culture du café : variétés, plantes, récoltes, saisons... Tout prend alors son sens et on se rend compte de la complexité du procédé. A flanc de montagne, à l’ombre et dans un milieu humide, le café ne se récolte que par des mains expertes et selon des critères stricts de taille, couleur et aspect.

café

On s’imagine alors très bien Yercaud à l’époque coloniale et le défi commercial que cela pouvait représenter. Idéale pour une halte entre les métropoles indiennes de Bangalore et Chennai, Yercaud a gardé ce charme « british » avec son lac et ses pédalos, ses jardins de fleurs, ses campus écoliers et ses bâtisses d’antan… Une halte montagnarde où l’on apprécie la fraîcheur des rosées !


Fanny - conseillère voyage Inde du sud


Publié à 11:07, le 28/06/2010, Tamil Nadu
Mots clefs : Tamil NaduyercaudCaféCultureplantationIndeinde du sud


Et vous, vous y croyez à l’avenir ?

Il y a longtemps, les élèves de Shiva apprirent à lire dans les astres. Il y a 2000 ans de cela, des plumes s'agitaient et noircissaient des feuilles de palmier de la destinée de tous les habitants de la terre et de leurs descendants, le tout en sanskrit. L'astrologie Nadi était née.

Aujourd'hui, le temple du village de Vaitheeswaran, situé dans la région du Tamil Nadu, protège une bibliothèque de milliers de prédictions. Les Indiens se rendent ici en pèlerinage, non seulement pour connaître leur avenir, mais surtout pour savoir quels péchés commis dans leur vie antérieure les empêchera d'atteindre la paix, et comment y remédier.Quelques semaines plus tard, je me décide et pars en direction de ce village.

Vaitheeswaran,

Arrivée à l’aéroport, un doute m’envahit, je découvre qu'il faut parfois des semaines, pour retrouver certaines feuilles. Affolée, j'envoie un texto à mon amie Céline (déjà dans le Sud depuis une semaine) qui me rassure immédiatement. "C'est notre destin, tout ira bien". Jai Ho. Une fois atterrie, je sors de l'aéroport sous une pluie torrentielle et enchaîne rickshaw et bus pour Chidanbaram, village célèbre pour son superbe temple. Au cours des 6H de route nocturne, je me réveille en sursaut à chaque coup de frein un peu brusque ou de coup de klaxon insistant. Enfin, protégée par mon destin, j'arrive saine et sauve à Chidambaram, village parsemé de grosses flaques marécageuses et rejoins Céline dans notre hôtel.

Chidanbaram

En fin de matinée, parées pour notre destin, nous attrapons un gros bus jaune dans la rue. J'observe le paysage qui défile par la vitre et découvre une autre Inde. Une Inde nature, une Inde humide, une Inde joyeuse. Enfin, nous y sommes. Alors que je commençais à désespérer de trouver un interprète dans ce microscopique village, notre destin anglophone vient à notre rencontre à la réception de l'hôtel. Le processus peut alors commencer.

Processus 1/3: repérer une maison Nadi et franchissez-en le seuil. Parler (rectification, laissez votre traducteur parler) au Monsieur et donnez-lui votre date de naissance uniquement. Posez ensuite votre pouce (gauche si vous êtes une femme, droit si vous êtes un homme) sur le tampon et appliquez-le trois fois sur une feuille. Fin de votre participation pour cette première manche.

Muni de vos 3 empreintes, un Indien part alors en mission "bibliothèque" au temple. Grâce aux ovales concentriques de nos empreintes digitales, qui rappellent la feuille de palmier, et de notre date de naissance, il trouvera un ou plusieurs "sets" de feuilles. Les "sets" se présentent comme un éventail en bois, ses deux bouts reliés par une ficelle et contenant des parchemins.

Processus 2/3: Installez-vous face à votre interlocuteur, le traducteur à vos côtés. Personne d'autre ne doit participer à cet entretien. But de l'entretien: trouver quelle feuille vous appartient. L’interlocuteur lit le début de chaque feuille du paquet, en s'arrêtant après chaque affirmation qu'il annonce; par exemple, "vous avez 3 frères". Contentez-vous de confirmer ou d'infirmer ces informations, en ne donnant aucun détail supplémentaire. Lorsque le lecteur tombe sur la bonne feuille, il retourne à la bibliothèque en chercher l'intégralité.

Cela fait bien 30 minutes et Céline ne revient pas... je tripote mon téléphone et scrute l'horizon, à l'affût du moindre signe. Rien. Je regarde ma montre, je stresse ! Je vois passer plusieurs Indiens munis de leurs feuilles. Toujours rien... L’auraient-ils séquestrée ? Enfin, revoilà la disparue, toute sereine. Je la bombarde de questions, a t-elle trouvé sa feuille, comment c'était, qu'est ce qui lui ont demandé, a t elle dû fournir des détails, est-ce une arnaque, etc. Je trépigne à chaque interruption de notre traducteur, qui supporte mal nos conversations privées en français. Le récit de Céline est assez bluffant; elle me dit que l'homme a trouvé de suite le nom de ses parents, le nombre de frères et soeurs et son métier. Elle admet tout de même, à mon soulagement, avoir donné quelques indices (mais au traducteur seulement), dans le but de ne pas rater sa feuille sur un malentendu de prononciation. Certains sons français n'existent sans doute ni en tamoul ni en sanskrit.

L'attente prend alors une toute autre tournure pour moi. Épatée, j'ai tout à coup peur de ne pas avoir de feuille. Et si je n'avais pas d'avenir?!! Enfin, on trouve mon "set". Enfin, on m'emmène à l'interrogatoire. Est-ce parce que je suis plus cartésienne que Céline, que je doute plus facilement, ou est-ce notre façon de voir les choses qui nous laissent des impressions et une analyse un peu différente, je ne sais pas, mais toujours est-il que j'ai trouvé ça moins impressionnant pour moi. Il m'a fallu « lâcher » plus d'indices et de détails afin de trouver ma feuille. Le coup des prénoms de mes parents m'a quand même un peu épatée: certes, j'avais, comme Céline, aidé un peu par écrit mon traducteur, mais comment l’interlocuteur les a t-il trouvés? Et, quand bien même on les lui aurait soufflés, comment a t-il fait pour s'en souvenir une heure après?

traducteur

Processus 3/3. Le temps des prédictions. Ayant identifié votre feuille, on est parti chercher son intégralité. Vous êtes prêt(e) pour la prédiction. Entrez dans la petite cabine à vitre transparente, accompagné(e) d'un ami si vous le souhaitez, du lecteur et du traducteur. Prenez place. La séance sera enregistrée sur cassette audio. Une petite prière à Shiva (ou je ne sais qui), et c'est parti...

Je prends des notes pour Céline alors que, concentrée sur son futur, elle boit les paroles du traducteur. Avides du moindre mot, nous écoutons avec passion notre passé (y compris nos vies antérieures) et notre avenir (y compris nos vies futures). Je ne vais pas trahir les secrets de notre futur, mais j'ai noté trois choses:

1) La feuille de Céline était bien plus "touffue" que la mienne, plus garnie de détails, à un tel point que c'en était presque flippant. On lui a même donné son jour de naissance, et le portrait robot de son futur mari !!

2) Céline ayant beaucoup pêché dans sa vie antérieure, il lui a été suggéré de faire un don au temple... J'ai alors cru que le but de tout ça était de nous tirer de l'argent, mais on ne m'a rien demandé à moi... Il faut dire que, avec pour dernière vie celle d'un moine bouddhiste, je n'ai pas beaucoup fauté! Je dois juste invoquer le soleil lorsque je me lève avec (c'est à dire, heu, jamais)

3) L'astrologie Nadi donne beaucoup plus d'infos sur le futur que sur le passé (si on exclut du "passé" les vies antérieures), et au final, ça fait un peu peur. Je voulais être bluffée, mais ne pas trop en savoir sur mon avenir... Life is a box of chocolates, disait la maman de Forrest, et j'ai envie qu’elle le reste :-)


Mathilde - Responsable d'équipe sur le marché Espagnol


Publié à 11:32, le 16/06/2010, Tamil Nadu
Mots clefs : VaitheeswarantempleavenirIndeinde du sudvoyage Inde


En route pour la pointe Est du Tamil Nadu : j’ai nommé « Rameswaram »

La ville est située à l’Est de cette île entre la mer du Bengale et l’océan indien. Elle est reliée au continent par le pont Indira Gandhi, inauguré par Rajiv Gandhi en 1988, un des chefs d’œuvre de la technologie industrielle de l’époque.  On l’appelle aussi la « Varanasi du Sud »… Rameswaram est une ville sacrée, ville où les pèlerins indiens ne désemplissent pas. C’est en lisant le Ramayana que l’on comprend alors l’intensité de la dévotion des hindous pour ce lieu. Rama vint se laver ici du meurtre de Râvana. Ce dernier avait enlevé « Sita », femme de Rama et la tenait en captivité au Sri Lanka. Pour un hindou, il faut venir à Rameswaram au moins une fois dans sa vie pour se laver et se purifier, pour suivre les pas de Rama.

 

 

 

Alors pour profiter plus longuement de cette eau sacrée dans laquelle on se baign e, on en ramène quelques litres à la maison, voila pourquoi les échoppes de bouteilles vides plastiques s’af fèrent entre le bord de mer et le temple.  Pour la « non –hindoue » que je suis, je ne me baignerai pas, étant d’autant plus sceptique sur la pureté de l’eau, jamais remise en cause par les locaux !


 

 

Je décide alors de louer une jeep et de me rendre à Danushkodi. Comme on le voit sur cette carte il s’agit de l’extrémité Est de l’île. J’arrive alors dans un paradis perdu, une lande de sable qui s’étire vers le Sri Lanka entre la mer à gauche et l’océan à droite. Land de sable qui compte 400 habitants, des pêcheurs… Un village hors du temps qui conserve les vestiges des britanniques : une ancienne poste, le bureau des passeports, la gare, une église… Il n’en reste que quelques ruines au milieu des dunes, les pierres ayant été emportées par le cyclone de 1964 qui frappa la région. Ce même cyclone détruit alors la ligne de chemin de fer qui reliait Chennai à Danushkodi, on peut apercevoir, enfoui dans le sable quelques rails. Rien n’a été reconstruit, faute de moyens. Une gare a alors été aménagée à Rameswaram. Une expérience unique !


Claudia - Responsable d'agence de Pondichéry


Publié à 11:37, le 7/06/2010,
Mots clefs : ville saintevaranasi du sudRameswaramTamil NaduIndeinde du sud


Varkala et moi

Partie en repérage pour Shanti Travel, je fais une halte à Varkala où j’y reste  deux jours. Certes insuffisant pour profiter de la beauté des lieux. Varkala est surprenante: d’un côté ce petit village niché en haut de la falaise a développé une forte activité touristique autour de sa plage principale. Restaurant, café, boutique, on y trouve de tout et à des prix raisonnables. Je suis ainsi restée là, en haut de la falaise à admirer le superbe coucher de soleil sur la mer, avec en arrière plan les bateaux de pécheurs dans leurs frêles embarcations.

varkala

La luminosité est magnifique et colorie la falaise de nombreuses couleurs : marron, ocre, rouge. Le panorama est superbe : on s’abandonne à la contemplation, emporté par le calme et la beauté des lieux. Mais Varkala ne se résume pas qu’à sa falaise, il faut pousser plus au nord, en direction de la Black Beach, loin du développement touristique. Après avoir visité des hôtels dans cette zone, je m’aventure le long de cette plage où la mer vient fracasser ses vagues à grand bruit. On y longe une route de terre, au milieu des cocotiers avant de rencontrer plusieurs villages de pêcheur ou les filets sèchent au soleil.

pecheurs varkala

C’est sûrement la magie de cet endroit. La nature et la simplicité du lieu rendent accessibles de belles découvertes au hasard d'une promenade.

 

Fanny - Conseillère voyage Inde du Sud


Publié à 06:43, le 26/05/2010, Varkkallai
Mots clefs : Varkalakeralainde du sudpecheurfalaisemerblack beachshanti travel


Elephant valley

Il a plu ces derniers jours sur les ghâts occidentaux. En provenance de Madurai, la route n’en est que plus verdoyante. Mon arrivée a la ferme écologique d’« Elephant Valley »  se fera donc en soirée, le temps d’avaler un diner et de rejoindre mon cottage. L’air est bien frais et la couverture est alors la bienvenue, quel contraste avec la chaleur de Madurai ! Je ne peux m'empêcher d’essayer d’imaginer l’environnement qui m’entoure, mais de nuit seul le bruit des chutes d’eau présage un joli panorama. Il faudra donc attendre le réveil pour admirer la faune et la flore de la vallée des éléphants sauvages. La vallée constitue en effet le passage ou les pachydermes migrent au fil des saisons.

elephant valley

Au réveil, j'aperçois depuis mon lit la foret, et un petit jardin en ouvrant la porte du cottage. Vision étrange : des restes de bananiers sur ma gauche ... Suresh, le maitre des lieux, m’apprend alors que les éléphants, fervents amateurs de ces feuilles, sont venus se régaler il y a 2 nuits de ca, la, au pied de mon cottage... Difficile a visualiser... L'équipe a donc décidé de replanter tous les bananiers dans le jardin biologique protégé par une barrière. Ici, on cultive les légumes sur place, c’est nos papilles qui retrouvent goût a table !

elephant valley

Apres le p'tit dej', c’est parti pour une balade équestre. Chetak est adorable et semble bien connaitre les lieux. Ce cheval de deux ans m'emmène a travers des plantations de poivre, de café, avance entre les cocotiers et les arbres de « Jack fruit », des espèces d'enormes ananas au goût assez sucre. Nous rejoignons les chutes d’eau, spectacle magnifique, dommage pas d’appareil photo, mais mes yeux impriment la beauté des lieux. Dans l'apres-midi je decouvre le processus de fabrication de cafe, on peut meme leur acheter un paquet ! Le temps presse et je n'aurai pas le temps de pouvoir tout faire : trek en foret, activite peche, observation des oiseaux... L'equipe a ete adorable, longue vie a l'eco-farm d’« Elephant Valley ». 

elephant valley - riding horse

Claudia - Directrice de l'agence de Pondicherry


Publié à 15:24, le 6/05/2010, Kodaikanal
Mots clefs : KodaikanalTamil Naduelephant valleychevalpaysage vertSéjourIndeinde du sud


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