Voyages en Inde du Sud

Les possédés

L’Inde m’épate chaque jour un peu plus, et Pondichéry, toute française qu’elle ait été, ne déroge pas à la règle. Côté ville Blanche, calme et tranquillité, tout est à sa place ; côté ville Noire, des scènes de vie prenantes de sincérité à chaque coin de rue … en témoigne celle que je m’apprête à vivre en ce 10 Août 2010.

Depuis plusieurs semaines, les villages de pêcheurs sont en fête : durant le mois « Aadi » du calendrier tamoul, on célèbre les Dieux selon des traditions établies depuis des générations. Chaque vendredi, un temple différent s’illumine, on promène les Dieux sur des chariots afin de donner la puja à tous les habitants. Les festivités peuvent durer de sept à dix jours, selon l’importance et les moyens du village.

En cette belle journée, je pédalais pour aller prendre un café chez mon ami Lalit, qui tient une Guest House et galerie d’art. A peine le temps de porter la tasse à nos lèvres que des roulements de tambours grondent au loin. Lalit se redresse brusquement pour attraper son canon doté d’un bien bel objectif. Il m’entraîne sur le trottoir juste à temps pour voir passer Lakshmi, l’éléphante aux yeux verts envoyée à Pondi il y a 13 ans pour veiller sur le temple de Ganesh. Cette dernière arrive en trombes, chevauchée de son cornac qui tente de se tenir bien droit, malgré les turbulences causées par le moyen de transport.

Pour l’occasion, notre mascotte a sorti ses plus beaux habits : un tissu coloré pour couvrir ses flancs gris, sans oublier ses habituelles chaînes de chevilles en argent. Les femmes qui la suivent sont tout aussi élégantes, méli mélo de saris rouges, oranges et jaunes. Sur leur tête, des feuilles de bananiers, et sur ce nid de verdure, des pots dodus de métal blanc contenant du lait, offrande pour les Dieux. Précédant l’éléphante, des hommes mènent la danse, tambours en main. Sous les flashs de Lalit, le cortège s’éloigne, et je ne vois plus alors que le derrière de l’éléphante qui surplombe les pots métalliques sur lesquels se reflètent les rayons du soleil. 

A quelques mètres de là, devant un petit temple au coin de la rue, une scène insolite attire mon œil étranger. Un jeune garçon élancé et une femme d’âge mûr entrent en transe et se déchaînent sous la chaleur écrasante. Fascinée, je ne les quitte pas des yeux, jusqu’à ce que le jeune homme tombe inconscient sur la chaussée, déshydraté, tandis que la femme continue de plus belle sa danse effrénée. Elle échange des paroles avec le prêtre, Lalit me traduit : « elle dit qu’elle est un Dieu ». A son tour, elle s’écroule, épuisée.

Sur la moto de Lalit, l’air dans mes cheveux me revigore. Nous arrivons au temple de Kuruchikuppam face à la mer, destination finale du défilé. Lakshmi s’asperge allègrement d’eau avec sa trompe. Loin de se soucier d’un éventuel malaise, des « anciennes » dansent et scandent sans relâche des « OM SATE », pieds nus sur le sol brûlant, grelots aux chevilles, pots de lait sur la tête. Plus loin sur la route, des écolières observent la scène dans leur uniforme à jupe plissée. Derrière elles, deux petits gamins se renversent à vélo en riant.

Nous laissons nos chaussures à l’entrée du temple « Muktu Mari Amman », dédié à Mari Amman, la déesse de la pluie ; plus tard, Lalit m’enverra les mettre à l’abri dans la cabane d’en face, sous le regard bienveillant d’un papa et de son bébé. Lakshmi et ses fidèles font un tour à l’intérieur du temple ; qui eut cru que l’éléphante passerait la porte ?!! Pour une fois, au milieu de ces femmes arc-en-ciel venues prier leurs Dieux, je ne me sens ni épiée ni dévisagée. Et pourtant, je suis et me sens étrangère, spectatrice et voleuse d’instants qui ne m’appartiennent pas …

Soudain, une femme possédée déboule derrière moi, cogne tout le monde à son passage, manque de me faire tomber… Elle perd l’équilibre, et son lait se répand sur le sol dans un fracas métallique. La possédée entame alors une danse du diable qu’elle ne contrôle pas. L’expression de son visage, de ses yeux presque enragés, restera longtemps gravée dans ma mémoire. Ses pas s’emballent et elle finit à terre, où elle se roule et se met à crier…

Deux écoliers me tirent de ma stupeur ; ils pataugent dans le lait renversé à mes pieds avant de fuir sous les réprimandes des femmes. Un homme arrive pour essuyer le sol mouillé. Le calme est revenu, je reste debout. Les femmes petit à petit se sont assises, leur lait devant elles, offrande destiné à couler sur les statues vénérées. Une petite fille pleine d’aplomb essuie le visage de sa jeune sœur et la cale sur ses hanches d’enfant pour aller voir l’éléphante.

C’est l’heure du repas, servi, une fois n’est pas coutume, par les hommes ! On procède par ordre : distribution de feuilles de bananier pliées en guise d’assiette, de poches d’eau, d’une espèce de grosse galette craquante et de nombreux plats. On m’invite à m’asseoir, je décline poliment… j’ai une journée de travail qui m’attend !

En sortant du temple, Lalit me répète que c’est une expérience extraordinaire. J’en suis toute retournée et le reste pendant une bonne heure ou deux. Le soir, en rentrant chez moi, alors que je repense à cette journée particulière, j’aperçois une vieille machine à pop corn qui éclaire la chaussée. Et je me dis que l’Inde est vraiment un théâtre vivant.

 

Mathilde Salmon – Shanti Travel

 



Publié à 05:30, le 21/12/2010,
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Entretien avec Alain Garcia – Guide local et tour leader pour Shanti Travel et Vintage Rides

 

Q. Comment es-tu arrivé à Pondichéry ?

      R. L'envie d'une expérience de vie différente, particulière, de découverte, m'ont amené à faire mon premier voyage en Inde en 1991. Je n'ai jamais cessé d'y revenir

 

Q. Quel a été ton parcours ?

R. Educateur de formation, j'ai travaillé pendant 15 ans dans le secteur de l'éducation spécialisée avec des enfants en difficultés sociale et psychologique. En 2003, je prends une année sabbatique pour voyager avec mon épouse (enseignante), mais en fait nous trouvons chacun du travail à l'école française de Bombay. En 2007 nous partons pour Pondichéry.

 

Q.   Qu’est-ce qui te fascine le plus en Inde ?

R. Tout et rien ! Le fait de ne pouvoir expliquer ce qui est fascinant en Inde ! 

 

Q.   Pourquoi Pondichéry ?

R. En 2007, après notre premier enfant nous décidons de quitter Bombay, ville géante et  difficile avec un enfant en bas âge : pollution, trafic routier infernal, bruit, surpopulation, manque d'espaces verts.... Mon épouse demande et obtient un poste à l'école primaire française de Pondichéry.

 

Q.  Pourquoi es-tu devenu guide ? Qu est ce que tu aimes le plus dans le métier de guide ?

R. Un ami à qui l'on avait proposé un travail de guide n'était pas intéressé, moi si, il m'a mis en relation avec l'agence Shanti Travel.

 

Q. Quels sont tes hobbies ?

R. Les voyages, la lecture, le sport, la moto, la musique …

 

Q. Et tes projets pour le futur ?      

R.  Continuer de vivre à Pondichéry en offrant à mes deux garçons une enfance heureuse.

 

Q. Si tu devais recommander 10 choses à ne pas manquer à Pondi, quelles seraient-elles ?

      R. - Se balader le soir sur le bord de mer (atmosphère et animation particulières le dimanche soir) et aller y faire un jogging le matin

          - Se perdre au big market

          - Visiter le Vinayagar temple et les autres temples....

          -  Se promener à Kurchikupam et Veithikupam (villages de pêcheurs)

          -  Aller en février à la fête de Massi magam au village des pêcheurs.

          - Se balader dans la ville blanche

          - Se balader dans le quartier musulman

          - En vélo, scoot ou à moto, sortir des gros axes et aller au hasard dans les alentours de Pondichéry (petits villages, rizières, cocotiers...)

          - Rentrer dans le Matri Mandir (temple d’Auroville)

          - Découvrir plus au Nord, plus au Sud les plages désertes ....s'asseoir (avec un tchai ou sans) devant le soleil couchant

 



Publié à 08:43, le 6/09/2010,
Mots clefs : shanti travelguidetour leaderguide localexpertspécialiste voyage


Entretien avec Vishnu Pancharyia – Guide local & tour leader pour Shanti Travel

Q. Comment es-tu arrivé à Pondichéry ?

R. Je suis arrivé à Pondichéry en train, afin d’apprendre le Français a l'Alliance Française.

 

Q. Quel a été ton parcours ?

R. Je suis né à Bikaner (Rajasthan) en 1979. Après une maîtrise de Hindi littéraire et une maîtrise d'administration publique, j'ai travaillé dans l'entreprise familiale pendant plusieurs années, comme photographe professionnel, avant de quitter le Nord de l’Inde pour le Sud…

 

Q.   Qu’est-ce qui te fascine le plus en Inde ?

R. La littérature indienne me passionne.

 

Q.   Pourquoi Pondichéry ?

R. J'ai choisi Pondichéry pour apprendre la langue française car il y a ici une ambiance française qu’on ne trouve nulle part ailleurs en Inde.

 

Q.  Pourquoi es-tu devenu guide ? Qu est ce que tu aimes le plus dans le métier de guide ?

R. Je suis devenu guide car j'aime parler de la culture de mon pays et la partager avec les étrangers, leur raconter l'histoire de l'Inde, échanger et apprendre.

 

Q. Quels sont tes hobbies ?

R. En dehors du travail, j'aime l'équitation que je pratique au Rajasthan, écrire des poèmes, la musique traditionnelle indienne, la cuisine....

 

Q. Et tes projets pour le futur ?      

R. J'aimerais dans l'avenir construire une ferme pour ma famille dans le désert.

 

Q. Si tu devais recommander 10 choses à ne pas manquer à Pondi, quelles seraient-elles ?

R. Visite du musée, de l'ashram Sri Aurobindo, Auroville, le marché Goubert, le temple de Laxmi, le quartier musulman, le quartier des pêcheurs, les maisons coloniales de la ville blanche, la promenade du front de mer, profiter des centres de massages ayurvédiques, apprécier la cuisine française en Inde, profiter des plages du sud de Pondy etc etc.......

 

Q. Pour finir, peux-tu me raconter ton meilleur souvenir avec un client !

R. Un bon souvenir fut de voir l'adolescent de mes derniers clients douché par un éléphant ou encore une nuit sous les étoiles du désert au Rajasthan avec une musique traditionnelle venant des villages éloignés.

 

 



Publié à 08:36, le 6/09/2010,
Mots clefs : spécialiste voyageexperttour leaderguide localshanti travelguide


Que faire à Pondichéry ? Go for a SHANTI WALK !

  

 

C’est le 14 Juillet dernier, jour de la fête nationale en France, également célébrée à Pondichéry dans le Sud de l’Inde, que Shanti Travel a lancé la nouvelle « Shanti Walk », une balade sympathique d’environ deux heures dans l’ancien comptoir français de l’Inde.

 

 

Au départ de l’agence, nos guides vous plongent dans l’histoire de cette ville si particulière, qui a conservé des saveurs d’antan avec ses noms de rue français, ses demeures coloniales et le képi rouge de ses agents de police. Dans l’atmosphère calme de la ville Blanche (la ville coloniale), nous découvrons avec plaisir la maison Colombani, l’Ecole de l’extrême Orient et sa jolie bibliothèque, le lycée français, autant d’institutions qui lient le passé au présent.

 

 

Le canal traversé, nous faisons un saut dans la ville Noire (la ville Tamoule), le temps d’explorer le quartier musulman et sa mosquée. Ses rues sont semées de maisons colorées qui mélangent plusieurs styles : français, tamoul et musulman.

 

 

Nous foulons ensuite les pas de Napoléon III dans le parc Bharathi pour admirer son « Ayi Mandapa », arc de triomphe blanc érigé en faveur d’une courtisane, avant de continuer vers le tombeau de Sri Aurobindo, autre personnage important qui a consacré sa vie à l’étude de la méditation.

 

 

Enfin, nous payons une petite visite à Lakshmi l’éléphante, qui vous bénira de sa trompe contre une piécette. Elle se trouve devant le temple de Ganesh, dans une petite rue typique des rues que l’on trouve devant les temples en Inde : petites échoppes regorgeant de fleurs parfumées à vendre (dans le Tamil Nadu, toutes les femmes portent du jasmin dans leurs cheveux), d’encens et autres babioles. Lakshmi nous regarde nous éloigner vers la mer de son gros œil vert.

 

L’air marin de la Promenade est revigorant. Le bruit des vagues contre les rochers, l’agitation des marchands de glaces et de colliers en tous genres, les gamins qui vendent leur jasmin et les femmes en saris colorés qui se détachent de la mer, nous rappellent que ? toute française qu’elle a été, Pondichéry n’en est pas moins indienne…

 

 

 

N’hésitez pas à essayer vous aussi la Shanti Walk ! Et si vous n’êtes pas encore convaincu, voici les premières impressions de nos clients :

 

 

 

16/07/2010, Alessandra, Italienne

Una passeggiata nelle strade di Pondi e una lettura della storia (passate e presente) della citta atraverso i suoi edifici ; tante storie du si somo intrecciate con la storia narrate con passione e un po’ di magia da una exellente guida : grazie Giulio e grazie Shanti !

 

17/07/2010, Catherine et Claude, Français

Une très jolie journée pour notre première visite de Pondichéry. Accueil amical ! Merci et à bientôt !

 

22/07/2010, Marion et Arnaud

Premier îlot de verdure et de calme depuis notre arrivée en Inde. La balade était très agréable. Merci pour votre disponibilité et votre gentillesse !! Et, qui sait, à bientôt peut-être ! 

 

23/07/2010, Céline, Canada

Belle promenade. Rencontres très sympathiques. Belle pause dans une ville plus tranquille et verte. Merci !

 

 



Publié à 15:14, le 2/08/2010, Pondichéry
Mots clefs : balladeshanti travelDécouverteCulture


Couleur café.... que j'aime ta couleur café!!!!

En repérage pour Shanti Travel, je pars à la découverte de Yercaud, station perchée à 1 515m d’altitude dans le Tamil Nadu. Cette station des Ghâts occidentaux a été construite par les Britanniques au 18è siècle afin de développer la culture du café. Accessible après une longue série de virages en épingle à l’assaut de la montagne, nous atteignons le sommet et déjà l’atmosphère de la ville se fait sentir. Avec sa vue sur toute la vallée, ses rochers et ses plantations omniprésentes, le dépaysement est au rendez-vous : panoramas époustouflants, temples et leurs nombreux singes, plantations de café et de poivrier, jardins de fleurs et senteurs de parfums…

yercaud

Rendez-vous dans les plantations pour une marche à la fraîche… Le guide qui m’accompagne m’explique ainsi la culture du café : variétés, plantes, récoltes, saisons... Tout prend alors son sens et on se rend compte de la complexité du procédé. A flanc de montagne, à l’ombre et dans un milieu humide, le café ne se récolte que par des mains expertes et selon des critères stricts de taille, couleur et aspect.

café

On s’imagine alors très bien Yercaud à l’époque coloniale et le défi commercial que cela pouvait représenter. Idéale pour une halte entre les métropoles indiennes de Bangalore et Chennai, Yercaud a gardé ce charme « british » avec son lac et ses pédalos, ses jardins de fleurs, ses campus écoliers et ses bâtisses d’antan… Une halte montagnarde où l’on apprécie la fraîcheur des rosées !


Fanny - conseillère voyage Inde du sud



Publié à 11:07, le 28/06/2010, Tamil Nadu
Mots clefs : Tamil NaduyercaudCaféCultureplantationIndeinde du sud


Et vous, vous y croyez à l’avenir ?

Il y a longtemps, les élèves de Shiva apprirent à lire dans les astres. Il y a 2000 ans de cela, des plumes s'agitaient et noircissaient des feuilles de palmier de la destinée de tous les habitants de la terre et de leurs descendants, le tout en sanskrit. L'astrologie Nadi était née.

Aujourd'hui, le temple du village de Vaitheeswaran, situé dans la région du Tamil Nadu, protège une bibliothèque de milliers de prédictions. Les Indiens se rendent ici en pèlerinage, non seulement pour connaître leur avenir, mais surtout pour savoir quels péchés commis dans leur vie antérieure les empêchera d'atteindre la paix, et comment y remédier.Quelques semaines plus tard, je me décide et pars en direction de ce village.

Vaitheeswaran,

Arrivée à l’aéroport, un doute m’envahit, je découvre qu'il faut parfois des semaines, pour retrouver certaines feuilles. Affolée, j'envoie un texto à mon amie Céline (déjà dans le Sud depuis une semaine) qui me rassure immédiatement. "C'est notre destin, tout ira bien". Jai Ho. Une fois atterrie, je sors de l'aéroport sous une pluie torrentielle et enchaîne rickshaw et bus pour Chidanbaram, village célèbre pour son superbe temple. Au cours des 6H de route nocturne, je me réveille en sursaut à chaque coup de frein un peu brusque ou de coup de klaxon insistant. Enfin, protégée par mon destin, j'arrive saine et sauve à Chidambaram, village parsemé de grosses flaques marécageuses et rejoins Céline dans notre hôtel.

Chidanbaram

En fin de matinée, parées pour notre destin, nous attrapons un gros bus jaune dans la rue. J'observe le paysage qui défile par la vitre et découvre une autre Inde. Une Inde nature, une Inde humide, une Inde joyeuse. Enfin, nous y sommes. Alors que je commençais à désespérer de trouver un interprète dans ce microscopique village, notre destin anglophone vient à notre rencontre à la réception de l'hôtel. Le processus peut alors commencer.

Processus 1/3: repérer une maison Nadi et franchissez-en le seuil. Parler (rectification, laissez votre traducteur parler) au Monsieur et donnez-lui votre date de naissance uniquement. Posez ensuite votre pouce (gauche si vous êtes une femme, droit si vous êtes un homme) sur le tampon et appliquez-le trois fois sur une feuille. Fin de votre participation pour cette première manche.

Muni de vos 3 empreintes, un Indien part alors en mission "bibliothèque" au temple. Grâce aux ovales concentriques de nos empreintes digitales, qui rappellent la feuille de palmier, et de notre date de naissance, il trouvera un ou plusieurs "sets" de feuilles. Les "sets" se présentent comme un éventail en bois, ses deux bouts reliés par une ficelle et contenant des parchemins.

Processus 2/3: Installez-vous face à votre interlocuteur, le traducteur à vos côtés. Personne d'autre ne doit participer à cet entretien. But de l'entretien: trouver quelle feuille vous appartient. L’interlocuteur lit le début de chaque feuille du paquet, en s'arrêtant après chaque affirmation qu'il annonce; par exemple, "vous avez 3 frères". Contentez-vous de confirmer ou d'infirmer ces informations, en ne donnant aucun détail supplémentaire. Lorsque le lecteur tombe sur la bonne feuille, il retourne à la bibliothèque en chercher l'intégralité.

Cela fait bien 30 minutes et Céline ne revient pas... je tripote mon téléphone et scrute l'horizon, à l'affût du moindre signe. Rien. Je regarde ma montre, je stresse ! Je vois passer plusieurs Indiens munis de leurs feuilles. Toujours rien... L’auraient-ils séquestrée ? Enfin, revoilà la disparue, toute sereine. Je la bombarde de questions, a t-elle trouvé sa feuille, comment c'était, qu'est ce qui lui ont demandé, a t elle dû fournir des détails, est-ce une arnaque, etc. Je trépigne à chaque interruption de notre traducteur, qui supporte mal nos conversations privées en français. Le récit de Céline est assez bluffant; elle me dit que l'homme a trouvé de suite le nom de ses parents, le nombre de frères et soeurs et son métier. Elle admet tout de même, à mon soulagement, avoir donné quelques indices (mais au traducteur seulement), dans le but de ne pas rater sa feuille sur un malentendu de prononciation. Certains sons français n'existent sans doute ni en tamoul ni en sanskrit.

L'attente prend alors une toute autre tournure pour moi. Épatée, j'ai tout à coup peur de ne pas avoir de feuille. Et si je n'avais pas d'avenir?!! Enfin, on trouve mon "set". Enfin, on m'emmène à l'interrogatoire. Est-ce parce que je suis plus cartésienne que Céline, que je doute plus facilement, ou est-ce notre façon de voir les choses qui nous laissent des impressions et une analyse un peu différente, je ne sais pas, mais toujours est-il que j'ai trouvé ça moins impressionnant pour moi. Il m'a fallu « lâcher » plus d'indices et de détails afin de trouver ma feuille. Le coup des prénoms de mes parents m'a quand même un peu épatée: certes, j'avais, comme Céline, aidé un peu par écrit mon traducteur, mais comment l’interlocuteur les a t-il trouvés? Et, quand bien même on les lui aurait soufflés, comment a t-il fait pour s'en souvenir une heure après?

traducteur

Processus 3/3. Le temps des prédictions. Ayant identifié votre feuille, on est parti chercher son intégralité. Vous êtes prêt(e) pour la prédiction. Entrez dans la petite cabine à vitre transparente, accompagné(e) d'un ami si vous le souhaitez, du lecteur et du traducteur. Prenez place. La séance sera enregistrée sur cassette audio. Une petite prière à Shiva (ou je ne sais qui), et c'est parti...

Je prends des notes pour Céline alors que, concentrée sur son futur, elle boit les paroles du traducteur. Avides du moindre mot, nous écoutons avec passion notre passé (y compris nos vies antérieures) et notre avenir (y compris nos vies futures). Je ne vais pas trahir les secrets de notre futur, mais j'ai noté trois choses:

1) La feuille de Céline était bien plus "touffue" que la mienne, plus garnie de détails, à un tel point que c'en était presque flippant. On lui a même donné son jour de naissance, et le portrait robot de son futur mari !!

2) Céline ayant beaucoup pêché dans sa vie antérieure, il lui a été suggéré de faire un don au temple... J'ai alors cru que le but de tout ça était de nous tirer de l'argent, mais on ne m'a rien demandé à moi... Il faut dire que, avec pour dernière vie celle d'un moine bouddhiste, je n'ai pas beaucoup fauté! Je dois juste invoquer le soleil lorsque je me lève avec (c'est à dire, heu, jamais)

3) L'astrologie Nadi donne beaucoup plus d'infos sur le futur que sur le passé (si on exclut du "passé" les vies antérieures), et au final, ça fait un peu peur. Je voulais être bluffée, mais ne pas trop en savoir sur mon avenir... Life is a box of chocolates, disait la maman de Forrest, et j'ai envie qu’elle le reste :-)


Mathilde - Responsable d'équipe sur le marché Espagnol



Publié à 11:32, le 16/06/2010, Tamil Nadu
Mots clefs : VaitheeswarantempleavenirIndeinde du sudvoyage Inde


En route pour la pointe Est du Tamil Nadu : j’ai nommé « Rameswaram »

La ville est située à l’Est de cette île entre la mer du Bengale et l’océan indien. Elle est reliée au continent par le pont Indira Gandhi, inauguré par Rajiv Gandhi en 1988, un des chefs d’œuvre de la technologie industrielle de l’époque.  On l’appelle aussi la « Varanasi du Sud »… Rameswaram est une ville sacrée, ville où les pèlerins indiens ne désemplissent pas. C’est en lisant le Ramayana que l’on comprend alors l’intensité de la dévotion des hindous pour ce lieu. Rama vint se laver ici du meurtre de Râvana. Ce dernier avait enlevé « Sita », femme de Rama et la tenait en captivité au Sri Lanka. Pour un hindou, il faut venir à Rameswaram au moins une fois dans sa vie pour se laver et se purifier, pour suivre les pas de Rama.

 

 

 

Alors pour profiter plus longuement de cette eau sacrée dans laquelle on se baign e, on en ramène quelques litres à la maison, voila pourquoi les échoppes de bouteilles vides plastiques s’af fèrent entre le bord de mer et le temple.  Pour la « non –hindoue » que je suis, je ne me baignerai pas, étant d’autant plus sceptique sur la pureté de l’eau, jamais remise en cause par les locaux !


 

 

Je décide alors de louer une jeep et de me rendre à Danushkodi. Comme on le voit sur cette carte il s’agit de l’extrémité Est de l’île. J’arrive alors dans un paradis perdu, une lande de sable qui s’étire vers le Sri Lanka entre la mer à gauche et l’océan à droite. Land de sable qui compte 400 habitants, des pêcheurs… Un village hors du temps qui conserve les vestiges des britanniques : une ancienne poste, le bureau des passeports, la gare, une église… Il n’en reste que quelques ruines au milieu des dunes, les pierres ayant été emportées par le cyclone de 1964 qui frappa la région. Ce même cyclone détruit alors la ligne de chemin de fer qui reliait Chennai à Danushkodi, on peut apercevoir, enfoui dans le sable quelques rails. Rien n’a été reconstruit, faute de moyens. Une gare a alors été aménagée à Rameswaram. Une expérience unique !


Claudia - Responsable d'agence de Pondichéry



Publié à 11:37, le 7/06/2010,
Mots clefs : ville saintevaranasi du sudRameswaramTamil NaduIndeinde du sud


Varkala et moi

Partie en repérage pour Shanti Travel, je fais une halte à Varkala où j’y reste  deux jours. Certes insuffisant pour profiter de la beauté des lieux. Varkala est surprenante: d’un côté ce petit village niché en haut de la falaise a développé une forte activité touristique autour de sa plage principale. Restaurant, café, boutique, on y trouve de tout et à des prix raisonnables. Je suis ainsi restée là, en haut de la falaise à admirer le superbe coucher de soleil sur la mer, avec en arrière plan les bateaux de pécheurs dans leurs frêles embarcations.

varkala

La luminosité est magnifique et colorie la falaise de nombreuses couleurs : marron, ocre, rouge. Le panorama est superbe : on s’abandonne à la contemplation, emporté par le calme et la beauté des lieux. Mais Varkala ne se résume pas qu’à sa falaise, il faut pousser plus au nord, en direction de la Black Beach, loin du développement touristique. Après avoir visité des hôtels dans cette zone, je m’aventure le long de cette plage où la mer vient fracasser ses vagues à grand bruit. On y longe une route de terre, au milieu des cocotiers avant de rencontrer plusieurs villages de pêcheur ou les filets sèchent au soleil.

pecheurs varkala

C’est sûrement la magie de cet endroit. La nature et la simplicité du lieu rendent accessibles de belles découvertes au hasard d'une promenade.

 

Fanny - Conseillère voyage Inde du Sud



Publié à 06:43, le 26/05/2010, Varkkallai
Mots clefs : Varkalakeralainde du sudpecheurfalaisemerblack beachshanti travel


Elephant valley

Il a plu ces derniers jours sur les ghâts occidentaux. En provenance de Madurai, la route n’en est que plus verdoyante. Mon arrivée a la ferme écologique d’« Elephant Valley »  se fera donc en soirée, le temps d’avaler un diner et de rejoindre mon cottage. L’air est bien frais et la couverture est alors la bienvenue, quel contraste avec la chaleur de Madurai ! Je ne peux m'empêcher d’essayer d’imaginer l’environnement qui m’entoure, mais de nuit seul le bruit des chutes d’eau présage un joli panorama. Il faudra donc attendre le réveil pour admirer la faune et la flore de la vallée des éléphants sauvages. La vallée constitue en effet le passage ou les pachydermes migrent au fil des saisons.

elephant valley

Au réveil, j'aperçois depuis mon lit la foret, et un petit jardin en ouvrant la porte du cottage. Vision étrange : des restes de bananiers sur ma gauche ... Suresh, le maitre des lieux, m’apprend alors que les éléphants, fervents amateurs de ces feuilles, sont venus se régaler il y a 2 nuits de ca, la, au pied de mon cottage... Difficile a visualiser... L'équipe a donc décidé de replanter tous les bananiers dans le jardin biologique protégé par une barrière. Ici, on cultive les légumes sur place, c’est nos papilles qui retrouvent goût a table !

elephant valley

Apres le p'tit dej', c’est parti pour une balade équestre. Chetak est adorable et semble bien connaitre les lieux. Ce cheval de deux ans m'emmène a travers des plantations de poivre, de café, avance entre les cocotiers et les arbres de « Jack fruit », des espèces d'enormes ananas au goût assez sucre. Nous rejoignons les chutes d’eau, spectacle magnifique, dommage pas d’appareil photo, mais mes yeux impriment la beauté des lieux. Dans l'apres-midi je decouvre le processus de fabrication de cafe, on peut meme leur acheter un paquet ! Le temps presse et je n'aurai pas le temps de pouvoir tout faire : trek en foret, activite peche, observation des oiseaux... L'equipe a ete adorable, longue vie a l'eco-farm d’« Elephant Valley ». 

elephant valley - riding horse

Claudia - Directrice de l'agence de Pondicherry



Publié à 15:24, le 6/05/2010, Kodaikanal
Mots clefs : KodaikanalTamil Naduelephant valleychevalpaysage vertSéjourIndeinde du sud


Pondichery: une petite France en Inde

Durant mon séjour dans le sud, je n’ai pu m’empêcher de partir sillonner les rues de Pondichery, reflet de la culture indo française. Pour la petite histoire, Pondichery fut la capitale de l'inde Française et aussi le comptoir incontournable de la Société des Indes. Avant de revenir Indienne, Pondichery  servit de base de renfort pendant la guerre d'Indochine.

Nous partons donc à 6h15 de Chennai  en bus avec une première étape à Auroville,  siége d'une communauté internationale fondée par Sri Aurobindo. Cette communauté a pour but de promouvoir l'harmonie entre les peuples. Les membres se rejoignent dans leur lieu de méditation, le Matrimandir, construit en forme de cercle avec un globe doré brillant à la lumière du soleil.

Matrimandir

Arrivés à Pondichery, nous avons visité le quartier Français  et sa plage faite de galets. On ressent beaucoup le passage des français dans Pondichéry, comme les képis pour les policiers, les plaques de rue en français et tamoul, la bibliothèque française, le consulat, les monuments aux morts français.

plaque

Nous partons nous reposer au bord de la plage et regrettons déjà de devoir partir.

plage pondichery

 

Benjamin- Conseiller voyage pôle Rajasthan

 



Publié à 09:09, le 30/04/2010,
Mots clefs : pondicheryculture indo françaiseFranceIndesudplageaurovillemeditationvoyage


En week-end de détente à Goa…

Je suis ce que l’on appelle une Delhi walla (résidente de Delhi) depuis plusieurs mois maintenant. J’apprécie les habitants, les marchés, les monuments pour certains très majestueux de cette ville, mais avec les 45 degrés qui nous sont tombés dessus par surprise, je me surprend à rêver de la plage, de l’eau turquoise, du bruit des vagues…Alors avec mes économies, j’ai décidé de m’offrir ce petit week-end idyllique et de partir direction le sud, à Goa plus exactement.
 


Même si le nom évoque les hippies des années 70, on me confirme que les lieux ont bien changés, et qu’aujourd’hui ce sont plutôt les stars de Bollywood qui s’y retrouvent.  Alors hop direction l’aéroport, et embarquement immédiat.
 

A l’atterrissage, je sens déjà l’esprit des vacances m’envahir, et une fois sur le tarmac, ça se confirme: tout le monde affiche un grand sourire, son petit sac de week-end au bras, ses lunettes de soleil sur le nez.
Et lorsque je pénètre dans la ville, c’est une autre surprise qui m’attend : des cocotiers émerges de toute part, la végétation est simplement exotique, des petites églises blanches sont plantées un peu partout, et par petites touches, Goa nous rappelle que durant quatre siècles, le Portugal a coloniser la région. Par exemple au niveau des femmes, à Goa elles portent souvent la robe plutôt que le traditionnel sari, et on en voit se balader seules au guidon de leur scooter.
Dans mon rickshaw, je ne fais que tourner la tête de gauche à droite tellement j’ai l’impression de ne pas être réellement en Inde, en tout les cas, une Inde que je ne connaissais pas encore et que je découvre petit à petit. J’échoue sur la plage de Patnem, les pieds dans le sable fin, les yeux rivés sur l’horizon, et un grand sourire aux lèvres : le bonheur tout simplement.
Derrière mon dos et face à la mer, des petites cahutes de pailles et des « cabanes » plus luxueuses sont occupées par des touristes qui sirotent des jus d’ananas frais. J’ai un petit creux, je décide de trouver un endroit où me rassasier, et la mission n’est pas compliquée !
Je m’attable au premier restaurant que je trouve et qui affiche du poisson frais à la carte ! Je ne peux pas m’empêcher de sourire à nouveau, surtout après un régime forcé de 6 mois sans poisson, et surtout après avoir eu mes colocataires de Delhi au téléphone verts de jalousie !
 

Maintenant je comprends que certains touristes n’aient jamais quitté Goa, parce que l’essayer, c’est l’adopter !

 

Camille de Shanti Travel



Publié à 08:10, le 2/06/2009, Goa
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Guillaume, gagnant du cheque cadeau Shanti Travel (Tamil Nadu)

Depuis mon arrivée en Inde (un an maintenant), il me tardait d'aller visiter Pondichéry, "La French Touch" de l’Inde.
Je n'ai pas été déçu. Comme il est sympathique de retrouver un peu de chez soi à l'autre bout du monde!
Certains habitants vous arrêteront dans la rue pour savoir une seule chose : "Parlez-vous français?"
D'autres, à l'heure de la sieste, entameront une partie de pétanque. Une ville d’Inde qu'il est possible de visiter entièrement à pied, un vrai plaisir !
Et n'oubliez pas d'aller vous faire bénir par l'éléphant devant le Ganesh Temple,  après lui avoir donner une petite pièce.
elephant temple pondichery
L’ Eco Beach Resort The Dune est idéal pour le logement. Ce sont, à 10km de Pondichéry, des bungalows éparpillés dans la nature.
Situé au calme, en bord de mer, il permet de se ressourcer après avoir marché toute la journée : massages et soins ayurvédiques, salle de sport, piscine.
Chaque bungalow vous étonnera par son originalité. J'ai pu en essayer deux. Coup de coeur pour le Wood House!
Les restaurants proposent des plats variés dont des fruits de mer au Sea Food restaurant. A essayer, au moins une fois, les gambas et crevettes au barbecue!

Sur le chemin du retour, arrêtez-vous donc à Mamallapuram, le village du sacrifice. Des merveilles y sont à voir, qui datent du VIIIème siècle de notre ère.

Merci, Shanti Travel, pour ce chèque cadeau qui m'a permis de découvrir une partie du Tamil Nadu !
Guillaume, client de Shanti Travel.


Publié à 08:49, le 23/04/2009, Tamil Nadu
Mots clefs : voyage Inde du SudbackwatersMamallapuramTamil Nadushanti travelvoyage sur mesureagence de voyage Tamil Nadu


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